Savoirs et clinique 2012
 

Savoirs et clinique

Association pour la formation permanente en clinique psychanalytique. Agrément CNFMC n° 100415

 
 
 
 
 

Prochain(s) événement(s)

Samedi 27 novembre, Citéphilo et "Savoirs et clinique" vous invitent à :
La « guérison » en psychanalyse
De 17h30 à 19h30
Palais des Beaux-Arts - grand auditorium - Place de la République – Lille

    * Geneviève Morel
      Psychanalyste à paris et à lille
      A notamment publié : Ambiguïtés sexuelles. sexuations et psychose (anthropos economica) ; Clinique du suicide (sous la dir. de) (erès) ; L'œuvre de Freud. l'invention de la psychanalyse (bréal) ; La loi de la mère. essai sur le sinthome sexuel (anthropos economica)
    * Discutant : Pierre-Henri Castel
      Directeur de recherches au cnrs
      A notamment publié : L’esprit malade. cerveaux, folies, individus (ithaque) ; À quoi résiste la psychanalyse ? (puf) ; (collectif) psychothérapie et société (armand colin)
    * Modération: Franz Kaltenbeck
      Psychanalyste à Paris, à Lille et au Centre Hospitalier Régional Universitaire de Lille, rédacteur en chef de "Savoirs et Clinique", Revue de psychanalyse

    La question de la « guérison » est souvent brandie par des objecteurs à la psychanalyse sans qu’ils s’interrogent sur le sens de ce terme en psychanalyse. Ils l’empruntent en effet à la médecine. Mais même en ce domaine, on ne peut pas définir la guérison par un retour à l’état antérieur. Dira-t-on qu’une femme à laquelle on a enlevé un sein à cause d’un cancer qui ne récidive pas est guérie ? Peut-être, mais elle n’est pas comme avant, même avec une prothèse. On voit la complexité de la question lorsqu’il s’agit de symptômes psychiques : l’idée de guérison signifie-t-elle que le symptôme – une idée obsédante par exemple –, a disparu, ou que le sujet n’en souffre plus (parfois on ne s’aperçoit pas si facilement qu’on a une obsession), ou encore que l’idée a été remplacée, le long d’une connexion inconsciente, par un autre symptôme, une douleur corporelle, un cérémonial ou une hallucination ? Ces questions sont justement l’un des enjeux de désaccord sur les fameuses évaluations que défendent ouvertement les tenants du cognitivisme. Pour eux, il existe « la guérison », conformément à l’idéologie du bien-être qu’ils servent comme si elle allait de soi. En l’occurrence très loin de Freud et de Lacan.


http://www.citephilo.org/page/2010/2010-11-27#8

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