Savoirs et clinique 2012
 

Savoirs et clinique

Association pour la formation permanente en clinique psychanalytique. Agrément CNFMC n° 100415

 
 
 
 
 

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« SAVOIRS ET CLINIQUE-PARIS » -ATELIERS PSYCHANALYTIQUES DU JEUDI autour de la nouvelle série de films LA VIE NORMALE Récits de l'hôpital d'Armentières
 

« SAVOIRS ET CLINIQUE-PARIS »

2009-2010


ATELIERS PSYCHANALYTIQUES DU JEUDI


autour de la nouvelle série de films


LA VIE NORMALE

Récits de l'hôpital d'Armentières


21h, Centre Dunois, 61 rue Dunois, 75013 Paris

—Métro Nationale, Campo Formio ou Place d'Italie—


Jeudi 12 novembre 2009, 10 décembre 2009, 14 janvier,11 février, 8  avril, 6 mai 2010
(les dates pouvant être modifiées, consultez régulièrement ce site)


Charles Le Brun. La Douleur d'esprit : deux têtes de face et une de profil

© 2004  Musée du Louvre / Martine Beck-Coppola


—o—

Renseignements et contacts :


Brigitte Lemonnier, 3 Cité Riverin, 75010 Paris,

tél/ 06 07 14 24 80 - blemonnier@savoirsetclinique.eu

Geneviève Morel : gmorel@savoirsetclinique.eu




Savoirs et clinique, association pour la formation permanente en clinique psychanalytique  :

Agrément FMC par les CNFMC n°100415

http://www.savoirs-et-clinique.eu/




La vie normale. Récits de l’hôpital d’Armentières


La formation


Savoirs et clinique,associationpour la formation permanente en psychanalyse, offre àParis, en2009-2010, des ateliers de formation à la cliniquepsychanalytique,animés par Geneviève Morel et Brigitte Lemonnier. Leséminaire aura pourpoint de départ, à chaque séance, un filmdocumentaire réalisé à partird’une présentation clinique à l’hôpitald’Armentières. La projectionsera suivie d’un débat avec lesparticipants et d’un commentaireclinique et théorique. Vous trouverezci-dessous une présentationdétaillée tant des films que de lathématique du séminaire.


Lesatelierscliniques se tiendront au centre Dunois, 61 rue Dunois, 75013Paris(métro Nationale, Campo Formio ou Place d'Italie) aux datessuivantes :jeudi 12 novembre 2009, jeudi 10 décembre 2009, jeudi 14janvier 2010,jeudi 11 février 2010, jeudi, jeudi 8 avril 2010 et jeudi6 mai 2010(dates sous réserves, à confirmer lors de l'inscription).


L’inscriptionsefera pour l’année, dans l’ordre d’arrivée des demandes(aucuneinscription ne sera prise sur place), le nombre de places étantlimité.Le bulletin d’inscription qui peut être téléchargé à partir dulienci-dessous est à imprimer, à remplir et à renvoyer avec votrepaiementà Brigitte Lemonnier, 3 cité Riverin, 75010 Paris.


- Les films

Ils’agitdu projet, toujours en cours, d’une série de films documentairesenvidéo HDV, produits en 2008-2009 par l’association Savoirs etcliniquepour la formation permanente en psychanalyse[1],etréalisés à l’EPSM d’Armentières (Nord) par GenevièveMorel,psychanalyste. Les films sont montés à partir d’entretiens entreunpsychanalyste et un patient de l’hôpital (cf. ci-dessous, «Ledispositif de tournage »), en tenant compte des discussionscollectivesqui suivent ces entretiens. C’est donc tout à la fois untravail encommun et un Work in progress, notamment sur les formes de montage les plus propices à faire « passer » l’entretien à un public plus large.

Danscesfilms, nous entendons et voyons quelqu’un nous confier de trèsprès,avec ses propres mots, avec son style souvent très particulier,pourquoiil vient d’arriver à l’hôpital. Il nous fait le récit de savie enentrant dans les détails d’une façon souvent émouvante. Lesentretienspartent fréquemment d’une énigme, encore non résolue par lepersonnelsoignant, débordé par toutes sortes de tâches hospitalières.

Voiciquelquesexemples d’énigmes que nous essayons de résoudre avec lepatient :pourquoi ce Xième suicide dont il ne se tire que par miracleà chaquefois, ou, à l’inverse, cette première tentative grave dans uneviejusqu’ici sans histoire ? Pourquoi s’anesthésier ainsi avecdesquantités d’alcool qui défient l’entendement et surpassent ce quel’onlit dans les romans de Zola ? Pourquoi cet homme, qui a vouluetréalisé avec détermination une rupture amoureuse, tombe-t-ilaussitôtaprès dans une dépression profonde qu’on s’attendrait plutôt àtrouverchez la personne délaissée ? Pourquoi cette femme a-t-elledesaccidents de voiture répétés à certaines dates de l’année ?Pourquoicet homme amoureux, qui n’avait jamais quitté sa mère jusqu’àl’âge de40 ans, se prend-il pour le chien de sa maîtresse ? Pourquoicet autre,devenu père à 15 ans de son plein gré selon lui, a-t-ilcommencé à sedroguer juste à ce moment-là ? Et pourquoi après avoirrefusé toutetentative de désintoxication, a-t-il changé d’avis etveut-ilmaintenant arrêter ? Pourquoi ce jeune homme se prend-il pour lefrèredu Christ ? Pourquoi le fils d’une mère polonaise née sur unbateaupense-t-il à se noyer ? Pourquoi cet homme dont l’idéal atoujours étéd’avoir sa propre maison, tombe-t-il malade lorsqu’il enhérite une deson père ? Pourquoi ce jeune homme, dont le frère a étéplacé à la DASSet dont l’idéal a toujours été de réunir sa familledévastée, se met-ilà frapper sa compagne lorsqu’il veut un enfantd’elle ? Pourquoi telhomme parle-t-il de se trancher la main ?

Lorsdeces entretiens minutieux et non sans suspens, ces énigmes sedéplient ettrouvent, en général vers la fin, un début de réponse ou dumoins despistes qui nous permettent de réfléchir au destin de celui oucelle quenous écoutons et qui serviront à l’aider à trouver dessolutions. Cesfilms nous montrent un visage de nos contemporains et decertainesparties de la société que nous connaissons trop mal pour laplupartd’entre nous. D’où leur intérêt à la fois humain,anthropologique,sociologique, philosophique et, évidemment aussipsychanalytique etpsychopathologique.


- Le dispositif de tournage


En2007-2008,nous avons filmé la présentation clinique qui se déroule unsamedi matinpar mois à l’hôpital d’Armentières. Un petit nombre deprofessionnels,d’étudiants et d’analystes en formation assistent à unentretien entreun psychanalyste et un patient de l’hôpital qui a donnésonconsentement. Des membres de l’équipe hospitalière sont présents.Lepsychanalyste ne connaît pas le patient et la rencontre seraunique.Celui-ci a été choisi parce que son cas pose une questiondifficile àl’équipe : diagnostic, traitement ou avenir. Il s’agitsouvent dequelqu’un qui n’arrive pas à se débrouiller seul : il sort etrevientrépétitivement à l’hôpital. Sa sortie définitive est sanscesserepoussée. L’entretien, d’une heure et demie environ, improvisé etsansplan préalable, interroge l’histoire du patient avec ses accidents,sesdiscontinuités et ses répétitions. Les passages à l’acte y ontétéfréquents et les déclenchements de chaque crise ont différentescauses.On cherche les points d’appui qui ont lâché et ce quipourraits’esquisser d’autre dans sa vie. Bref, ses  perspectivesd’avenir.Après l’entretien, le patient s’en va et nous discutons de cequi vientd’être entendu : on reconstruit l’histoire et ses tempsforts, oncherche comment tout a commencé, les hasards qui ont toutfait déraper,bref la logique du destin…


- À propos du titre de la série : La vie normale


Il n’existe pas de norme de la vie en soi, en revanche, il existe des normes qu’on nous impose à longueur de vie.

On peut donner au moins quatre significations à « vie normale ».

Premièrement,«normal » a le sens courant de « banal », « ordinaire ». En ce sens,lavie normale des gens d’Armentières, c’est-à-dire quand même leur viedegalère, est celle de beaucoup, vraiment beaucoup de gens, onl’oublietrop facilement…

Deuxièmement, « normal » s’oppose à « anormal », qui caractérisait la folie au XIXème  siècle, comme nous l’ont montré les travaux de Michel Foucault. Or actuellement, au XXIème  siècle, on a parfois le sentiment de retourner au Moyen-âge. Sousprétextede protéger la société, une loi récente prévoit d’enfermer àvie pourdangerosité les personnes particulièrement vulnérables queconstituentles condamnés à de longues peines au terme de la période deréclusion àlaquelle ils ont été condamnés. Ne nous faisons pasillusion, ce genrede loi est populaire. On prend plus de gantspour légiférer surles pitbulls… Pourquoi « normale » en ce sens ? Ehbien, par antiphrase: parce que les « anormaux » sont ceux qui necorrespondent pas auxnormes de vie qu’on nous impose, c’est tout. Ilsne travaillent pascomme il faut, ils ne savent pas faire l’amour ni semarier, ils neréussissent pas à faire des enfants comme ilconviendrait, bref, ils nesont pas adaptés à la société. Comment yrépond-elle ? Par desmédicaments, des thérapies rééducatives oucognitives, de couple ou defamille, que sais-je ? Par du soin dans lemeilleur des cas, parfois dudressage (c’est une tendance thérapeutiqueactuelle). Mais, souvent,c’est la rue, et nombre de SDF  passentrégulièrement parl’hôpital psychiatrique, voire même par la prison oùles statistiques demalades mentaux explosent, on le sait.

Troisièmement,cetitre évoque un paradoxe. Ces sujets, qu’on aurait classés comme«anormaux » au XIXème siècle, montrent dans leur discours uneaspirationremarquable à une normalité conventionnelle, peut-être plusqued’autres, Ils sont souvent hyper normatifs et même rigides. Donc, «lavie normale » c’est aussi ce à quoi ils aspirent et qu’ils ratentd’unefaçon évidente, alors que la société les juge à l’inverse etlesrejette…

Quatrièmement, « normal » a unsenstopologique en référence à Lacan. Pour lui, chacun est « normal »danssa structure. Et même, la folie est la structure normale parexcellencealors que la névrose ou certaines psychoses (mais noncellesd’Armentières, en général) rajoutent un symptôme qui retient lesujetau bord de la folie en tordant cette normalité. En ce sens, lavienormale est précisément celle de la folie. Ce dernier sens de «normal» est une élaboration lacanienne de la grande thèse reprise parFreuddes médecins et des aliénistes du XIXème siècle, selon laquelle iln’ya pas de différence qualitative entre le normal et la pathologique(Cf.Le Normal et le pathologique de Georges Canguilhem). Ainsi, pourFreud,le symptôme hystérique révèle, en l’exprimant au grand jour, letravailde l’inconscient dans le rêve ; l’amour est un phénomène normalmaisqui a, dans sa phase aigue, une forme pathologique ; la mélancolienousenseigne sur le deuil, etc.

L’intérêt delapsychanalyse est, contrairement à ce que l’on imagine parfois, denepas trop se référer à la « normalité » ou même de savoir en prendrelecontre-pied pour permettre aux gens de trouver un nouveau chemin,sibizarre soit-il, en les écoutant sans préjugé et sans peur delessuivre jusqu’au cœur de leur malaise. Cette méthode ne marche passimal, et mieux semble-t-il, que les tentatives de redressement rapidedusymptôme plus à la mode aujourd’hui, par souci de coût etderentabilité.

Toute interrogation sur lafolieimplique donc une réflexion sur la question des normes et deleurévolution dans nos sociétés. Toute étude de la causalitépsychiqueimplique de prendre en compte le contexte social dont faitpartie laquestion de la « normalité ».


Àpartirdes films, nous interrogerons donc ces divers points théoriquesainsique la technique de parole et la temporalité mises en œuvre danslesentretiens.



Pour imprimer le bulletin d'inscription suivez ce lien =>



BULLETIN D'INSCRIPTION


INSCRIPTION AUX ATELIERS DE CLINIQUE PSYCHANALYTIQUE DU JEUDI, PARIS, 2009-2010

LA VIE NORMALE. RÉCITS DE L’HÔPITAL D’ARMENTIÈRES

à remplir en majuscules et renvoyer avec un chèque de (1)


Inscription individuelle ( annuelle ) : 220 € 


Étudiants : 100 €


Inscription prise en charge par une institution : 500 €
(joindre une lettre d’accord)


à l’ordre de :  "SAVOIRS ET CLINIQUE"
à : Mme Brigitte Lemonnier, 3 Cité Riverin, 75010 Paris


Je désire une facture(1) : OUI        NON


(Vous recevrez en retour une carte à présenter à l’entrée avec une pièce d’identité.)


NOM & PRÉNOM :


ADRESSE :


PROFESSION :


TEL:


EMAIL :


SIGNATURE :



(1) Entourer la mention utile



[1]Cf.L’association propose aussi en 2009-2010 une formation à Lille dont ledétail est disponible sur son site (www.savoirs-et-clinique.eu) etédite aussi la revue Savoirs et clinique Revue de psychanalyse, disponible sur papier et internet, chez Érès.


Dernière modification : 02/07/2009
 
Dernière modification : 10/09/2009

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