Savoirs et clinique Association pour la formation permanente en clinique psychanalytique

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Atelier 1 & 2 - Présentations cliniques

Les samedis matins


Présentations cliniques


Présentation I


E.P.S.M. Lille-Métropole, U.S.N., Service du Dr Lavoisy (adultes)

Geneviève Morel, Carine Decool, Dr Emmanuel Fleury


Présentation II


E.P.S.M. de l’agglomération lilloise, Site Lommelet, Bât. G, Service du Dr Breton, département de psycho-réhabilitation (adultes)

Franz Kaltenbeck, Dr Geneviève Loison


Nous pourrions nous attendre à ce qu’une personne invitée à raconter ce qui lui arrive lors d’une présentation clinique se montre réticente. «En quoi cela peut-il bien me concerner ? Comment me confier à une personne que je ne connais pas ? Que pourrais-je bien lui dire ? Ai-je vraiment quelque chose de pertinent à dire ?» L'inhibition, les équivoques, les sous-entendus, la défiance, l'hésitation, la prudence : nombreux sont les motifs qui font a priori obstacle à la parole dans un tel dispositif.


Ce qui paraît incroyable et pour le moins improbable, parler de soi, se produit pourtant très régulièrement lors des présentations cliniques. Ainsi telle personne a pu mentionner l'existence d'une hallucination pourtant jusque-là soigneusement éludée dans un autre contexte. Un autre patient se trouve être le premier surpris par ce qu’il est en train de dire («Je ne m’en étais jamais aperçu avant !»). Parfois l’équipe soignante de l’hôpital, présente, a l’impression de ne plus reconnaître la personne qu’elle voit pourtant tous les jours.


Mais là n'est pas le seul apport de la présentation clinique. À la fin de l’entretien, quand le patient a quitté la salle, l’analyste énumère les points remarquables de l’histoire que l’on vient d’entendre. Il commente le cas en discutant la structure clinique et le diagnostic différentiel, corrélés le plus souvent à une problématique psychotique : la forclusion du Nom-du-Père, le caractère imaginaire des identifications, les modalités de déclenchement d’un délire, les questions posées par les passages à l’acte et la répétition, la possibilité d’une stabilisation clinique par un symptôme.


Cette articulation a une valeur de transmission. Pour qui veut apprendre de la clinique, c’est un point d'appui solide : pour s’initier à la technique de l'entretien ; pour élaborer une trame en vue de la rédaction d'un texte ; pour l'étude des questions précises comme celles de la psychose ou du suicide, articulés parfois à l’alcoolisme, à la prise de drogue ou à d’autres comportements qui peuvent masquer la structure.




Pour l’atelier II et la présentation II, à l’E.P.S.M. de l’agglomération lilloise, site

Lommelet, 4 rue de Quesnoy, Marquette-lez-lille (près de l’intermarché), pavillon  G ou De Magallon, département de psycho-réhabilitation, service du Dr Breton.

Les portes sont fermées à 10 h 30, avant le début des présentations.


 
Dernière modification : 08/07/2009

Actualités

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